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Ce site donne des informations sur les marins du long cours cap-hornier et sur leur carrière, ainsi que sur les voiliers cap-horniers, leurs voyages et leurs équipages. Quand nous pouvons en disposer, les photos des hommes rappellent qui ils étaient, de même que les photos des navires donnent un aperçu du cadre de vie de ces marins. Chaque fois que c’est possible, des documents d’époque relatent des événements particuliers relatifs à un marin, à un voyage ou à un voilier, apportant ainsi le témoignage des acteurs mêmes de cette épopée.

Précisons que nous appelons voyage d’un voilier tous les événements survenus entre son armement et son désarmement, c’est-à-dire entre le début et la fin du contrat qui lie les membres de l’équipage et l’armateur. Ces deux opérations, pour ce qui concerne le long cours cap-hornier, s’effectuent dans un port d’Europe, souvent en France. Nous serons amenés à distinguer l’aller (dans le Pacifique) et le retour (depuis le Pacifique), mais aussi le "transit", étape intermédiaire entre des ports en Europe ou dans le Pacifique.

Comment trouver une information ? Deux modes de consultation sont possibles : chercher un "marin" ou un "voilier". Rechercher un marin permet de connaître, outre des éléments de son état-civil, l’ensemble de sa carrière cap-hornière, les voyages qu’il a faits ainsi que l’équipage pour chacun de ses voyages. Rechercher un voilier permet de connaître ses principales caractéristiques, ses voyages, ainsi que l’équipage pour chacun d’entre eux. D’autres possibilités existent encore, à découvrir sur le site.

La vie des Cap-Horniers présente certains aspects spécifiques du fait de la longueur de leurs voyages, des latitudes dans lesquelles évoluent leurs navires et des pays qui sont leurs destinations. Ces aspects sont décrits à l’occasion de certains voyages de certains voiliers répertoriés dans la liste qui suit. On se reportera à chaque fois à la rubrique “Vie du bord” du navire, où l’on trouvera une indication sur l’aspect en question ou sur le moyen d'y avoir accès. On se reportera évidemment aussi aux relevés d'équipages et aux rubriques “Voyages” et “Naufrage”. Cette liste n’est pas exhaustive, nous la complèterons à mesure que notre travail avancera.

 - Embauche de marins :

 • Embauche de bagnards (*) : Ernest Siegfried 1898 ; Jacques 1900 ;

 • Embauche d’étrangers : Anne de Bretagne 1910 ; Chili-2 1915 ; Ernest Legouvé 1913 ; François 1911 ; Max 1909 ;

 • Soumission d’un déserteur : Alice 1907 ; Maréchal de Castries 1910 ;

 - Équipage (photos d’) : Anjou 1902, 1904 ; Général Neumayer 1897 ; Grande Duchesse Olga ; Max 1904, 1906 ; 

 - Femmes et enfants à bord :

 • Femmes (et enfants) : Belen ; Bidart 1912 ; Biessard 1907 ; Élisabeth 1905 ; Jacques 1897, 1898 ; Jeanne d’Arc 1911 ; Max 1904, 1906 ; Suzanne 1914, 1915, 1917, 1918, 1919 ;

 • Naissances en mer : Élisabeth 1905 ; Suzanne 1914 ;

 - Navigation :

 • Remorquage (incidents et accidents) : Valparaiso-3 1919 ;

 • Pampero : Nord 1902 ;

 • Retour par Bonne-Espérance :

 • Pasage par le canal de Panama : Édouard Bureau 1920 ;

 • Shangaïage : Belen 1901 ;

 • Expertise d'un navire : Chili-2 1913 ;

 - Vie à bord :

 • Dimanche en mer : Antonin-2 1897

 • Incidents

 - Accidents des marins :

 • Accidents divers : Armen 1903 ; Belen 1911 ; Cornil Bart 1911 ; Émilie Galline 1912 ; François 1905 ;

 • Paquet de mer : Anjou 1901 ; Bidart 1914 ; Nord 1912 ;

 • Chute depuis une vergue : Émilie Galline 1909 ; Jeanne d’Arc 1912 ; Léon XIII 1904 ; 

 - Maladies :

 • Maladies diverses : Biessard 1901, 1904 ; Chili-2 1914 ; France II 1914, 1917, 1922 ; Gers-3 1919 ; Jeanne d’Arc 1911 ; Laënnec 1918 ;

 • Scorbut : Bidart 1914 ;

 • Béribéri :

 - Décès :

 • “Un homme à la mer !” : Hélène 1910 ;

 • Chute depuis une vergue : Bérengère 1904 ; Empereur Ménélick 1900 ; François 1910 ; Jeanne d’Arc 1912 ; Max 1900, 1906 ; Rhône 1904 ;

 • Paquet de mer : Bourbaki 1907 ; Chili-2 1913 ; Dunkerque-2 1905a ; France II 1914 ; François 1910 ; Jacques 1904 ; Président Félix Faure 1897 ;

 • Accidents mortels : Chili-2 1916 ; Max 1910 ;

 • Décès suite à une maladie : Biessard 1907 ; Cassard 1903 ; François 1911 ; Jacques 1904 ; Jeanne d’Arc 1913 ; Laënnec 1918 ; Valparaiso-3 1904 ;

 • Cérémonie d'immersion du défunt : Rhône 1904 ;

 • Noyade dans un port : Émilie Galline 1910 ;

 • Inventaire des effets du marin : Armen 1903 ; Chili-2 1913 ;

 - Naufrages / Sauvetages / Accidents des voiliers :

 • Accidents : Jacques 1897 ;

 • Naufrage : Alice 1908 ; Bidart 1914 ; Léon XIII 1905 ;

 • Naufrage au cap Horn : Bretagne 1900 ; Duchesse de Berry 1906 ; Fervaal 1901 ; Général de Charrette 1900 ;

 • Sauvetage : Bérengère 1904 ; Bretagne 1900 ; 

 • Naufrage évité : Maréchal de Castries 1910 ;

 - Guerre de 14-18 :

     • Histoires de marins : Louis Le Friant ;

     • Blessures et décès de marins : Émilie Galline 1916 ;

     • Histoires de navires :

          - Voiliers immobilisés en 1914 (**) : Chili-2 ; Gers-3 ;

          - Prise de guerre allemande : Vercingétorix 1914

         - Prises de guerre françaises

          - Protection des voiliers : Adolphe-4 ; Suzanne 1917 ; Gers-3 ;

          - Voiliers coulés : Chili-2 1917 ;

          - Mission Tardieu 1917-1918 (***) : Adolphe-4 ; Jeanne d'Arc ; Laënnec ;

- Fin des navires :

• La Martinière : Suzanne 1922, 1923 ;

Etc.

 

(*) Aux travaux forcés, les bagnards subissent la “double peine” : libérés première section après avoir purgé leur peine, ils sont placés, pendant un temps égal à celui de leur détention, dans des fermes pénitentiaires avec interdiction de quitter le territoire. Au bout de ce temps, ils sont libérés deuxième section ; ils obtiennent alors une terre en concession pénale. L’embarquement sur des voiliers marchands dont l’équipage était incomplet permettait à certains d’entre eux de rentrer en France “en travaillant à bord pour payer leur passage”

(**) Prévoyant que l’escadre allemande du Pacifique s’attaquerait aux navires marchands sur la route commerciale du cap Horn, le Ministre de la Marine leur intima « l’ordre formel de demeurer là où ils se trouvaient, que ce fut en France ou à l’étranger ». L’anéantissement de cette escadre le 8 décembre 1914 permit au trafic maritime sur cette route de reprendre.

(***) La grande offensive sous-marine allemande ayant causé des pertes très importantes dans la flotte des navires marchands, de nouvelles restrictions à la navigation sont apportées par le Ministre de la Marine en 1917 : le 26 août l’ordre est donné de faire atterrir les voiliers céréaliers sur Dakar ; les voiliers du nickel doivent relâcher à La Horta (Açores), puis sont accompagnés jusqu’au Havre où se trouve l’unique usine française de traitement du minerai ; quant aux voiliers du nitrate, tout chargement au Chili est interdit à partir du 15 décembre 1917. Les États-Unis entrent dans la guerre en avril de cette année 1917. Un Commissaire général aux Affaires de guerre franco-américaines est nommé, André Tardieu, qui va en particulier négocier l’échange de vapeurs américains contre les voiliers français (décision ministérielle du 3 décembre 1917). Les voiliers passent ainsi au service d’armateurs américains, sous l’autorité de l’United State Shipping Board installé à Norfolk (Virginie). À la suite de l’armistice, signé le 11 novembre 1918, les voiliers sont restitués à la France qu’ils regagnent dans le courant de l’année 1919.